mars 2018

Des mises à jour supplémentaires sont disponibles en anglais (pas encore traduit).

Promotion de la santé mentale de l’enfant et de la jeunesse au Canada atlantique : appel à l’action 

Version provisoire, le 19 juillet 2017   

 « Quand nous pensons à la santé mentale, ce sont souvent les difficultés mentales et les problèmes de santé mentale qui nous viennent à l’esprit, ainsi que la façon de résoudre une crise une fois que cette dernière s’est produite. Ce processus de raisonnement exige un investissement après coup ou « en aval ». Le raisonnement « en amont » signifie d’investir sagement pour une future réussite et pour aborder des déterminants de santé mentale plus généraux sur le plan de la population. Nous percevons la santé mentale comme une ressource nécessitant une démarche de la part de l’ensemble du gouvernement et de la société. En dépit de l’existence de constats favorisant la démarche « en amont », notre investissement actuel dans les politiques et les pratiques se fait « en aval », et nous nous devons de changer le soutien public et politique pour penser et investir différemment. »    – Principale conférencière de l’IÉA 2017, professeure Margaret Barry, Centre collaborateur de l’OMS pour la recherche en promotion de la santé, National University of Ireland, à Galway

INTRODUCTION               

Il incombe à tous les Canadiens et Canadiennes d’élever des enfants sains. Le soutien et la promotion liés à la santé mentale des enfants et des jeunes sont au cœur des efforts déployés pour permettre à ces derniers de devenir des personnes qui contribuent de façon positive et durable à leurs collectivités et leur société. Le renforcement des politiques et programmes qui appuient la santé mentale positive des enfants et de la jeunesse est vital à la création d’un Canada atlantique durable et accueillant.

L’Institut d’été sur les collectivités sûres et en santé au Canada atlantique (IÉA) a fourni une plateforme atlantique de collaboration intersectorielle afin de promouvoir la santé mentale de l’enfant et de la jeunesse dans la région. L’IÉA a organisé un Symposium sur la promotion de la santé mentale de l’enfant et de la jeunesse en 2015 pour rassembler une grande panoplie de groupes – des organismes publics et sans but lucratif ainsi que des secteurs universitaires et privés (p. ex., établissements d’enseignement, de santé, de services communautaires, de justice et de la collectivité) – pour trouver des façons d’avoir une incidence collective en vue d’améliorer la santé mentale de l’enfant et de la jeunesse. Cet accent sur la promotion de la santé mentale se fait par l’entremise d’un investissement en amont pour apporter des avantages en aval.

Nous avons misé sur l’élan des deux dernières années des programmes de l’IÉA qui ont insisté sur les nouvelles données probantes et pratiques optimales assurant la promotion d’une santé mentale positive des enfants et de la jeunesse dans les écoles et les collectivités pour concevoir l’IÉA 2017. Nous avions comme objectif de générer un appel à l’action fondé sur des constats pour établir les politiques, les programmes et les pratiques qui seront abordés et mis en valeur lors du Symposium. Deux documents ont été créés pour alimenter les discussions, soit un profil atlantique de la santé mentale de l’enfant et de la jeunesse et un contexte sur la promotion de la santé mentale de l’enfant et de la jeunesse, le fruit d’une compilation de la recherche et de constats découlant d’une diversité de sources pour étayer les politiques, programmes et pratiques qui appuient la santé mentale de l’enfant et de la jeunesse.

Cet appel à l’action provisoire émane de la planification de l’IÉA 2017 et offre un cadre de travail qu’il est possible de concrétiser avant l’événement d’août et pendant ce dernier.  Le premier document provisoire sera affiché sur le site Web de l’IÉA à la mi-juillet et des communications seront envoyées pour attirer l’attention à ce sujet. La version définitive de l’appel à l’action sera publiée à la fin du Symposium, soit le 23 août 2017.

La réussite de cet appel à l’action relèvera des divers intervenants du Canada atlantique, des provinces et des territoires, du gouvernement fédéral et des organisations pancanadiennes. Les paragraphes suivants offrent des mesures claires que différents intervenants peuvent prendre pour mettre en œuvre une démarche durable à la promotion de la santé mentale de l’enfant et de la jeunesse.

BUT ET OBJECTIFS

L’appel à l’action a pour but de miser sur les efforts existants pour créer une démarche plus durable à la promotion de la santé mentale de l’enfant et de la jeunesse au Canada atlantique.

Voici les objectifs de l’appel à l’action :

  1. Catalyser des réponses concrètes et intersectorielles à la promotion de la santé mentale.
  2. Influencer la prise de décisions au Canada atlantique et à l’échelle du pays.

PRINCIPES

Nous utilisons les principes à titre de fil conducteur à l’action. Les définitions détaillées se trouvent dans le document contextuel.

  • Équité
  • Inclusion
  • Sécurité culturelle
  • Perspective pour toute une vie
  • Respect des droits de l’enfant
  • Respect des voix de l’expérience vécue
  • Santé mentale dans toutes les politiques
  • Prise de décisions fondée sur des constats
  • Politiques et programmes viables

CONDITIONS HABILITANTES

Ces conditions sont requises pour atteindre notre but :

  • Langage commun
  • Démarche axée sur la santé de la population
  • Collaboration intersectorielle
  • Partenariats attentifs au but commun
  • Renforcement de capacités
  • Intégration de politiques et de programmes
  • Évaluation des résultats et des processus
  • Incidence collective
  • Rendement du capital investi
  • Mise en commun, traduction et mobilisation des connaissances
  • Infrastructure des données pour alimenter la création de politiques et de programmes

CONTEXTES

Cette année a marqué un moment décisif pour le Canada et ses nombreuses nations. Le rapport de la Commission de vérité et réconciliation est l’appel à l’action ultime, et probablement le plus pressant. Il existe de nombreuses autres organisations nationales, régionales et provinciales qui axent leurs efforts sur la santé mentale de l’enfant et de la jeunesse. Cet appel à l’action mise sur les nombreux rapports actuels en matière de stratégies et de politiques provinciales, territoriales et pancanadiennes, et y fait des liens stratégiques. Le document contextuel en préparation fournira un aperçu exhaustif de ce travail. Quelques points saillants sont présentés ici pour fournir des renseignements généraux sur les mesures décrites ci-dessous.

  • Cadre du continuum du mieux-être mental des Premières Nations (2015) – Assemblée des Premières Nations, Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits (DGSPNI), Fondation autochtone nationale de partenariat pour la lutte contre les dépendances (FANPLD), Native Mental Health Association et autres chefs de file en santé mentale communautaire
  • Sommet national sur la santé mentale : Promotion de la santé mentale et prévention de la maladie mentale pour tous (2012) – Organisé par le gouvernement du Manitoba et Enfants en santé Manitoba
  • Suivi du sommet sur la santé mentale : rapport de compte rendu du groupe de réflexion (2013) – Agence de la santé publique du Canada, Commission de la santé mentale du Canada, Santé mentale et soins spirituels du Manitoba, et Santé Manitoba
  • Maximizing Social Impacts and Returns on Investment: Towards a Sustainable Prevention Infrastructure for Population Mental Health Promotion and Mental Illness Prevention in Canada (2014)Mental Health Summit Network (maximisation de l’incidence sociale et du rendement du capital investi : vers une infrastructure de prévention viable pour la promotion de la santé mentale et la prévention de la maladie mentale chez la population canadienne)
  • Promotion de la santé mentale des populations chez les enfants et les jeunes – Documents thématiques et ressources (2017), Centres de collaboration nationale en santé publique  
  • Trousse de la santé mentale positive, deuxième édition (2016) – Consortium conjoint sur la santé en milieu scolaire pancanadien
  • Projet SEAK (apprentissage social et émotionnel pour les enfants) – Financé par l’Agence de la santé publique du Canada
  • Cadre d’indicateurs de surveillance de la santé mentale pour les jeunes (2017)Agence de la santé publique du Canada
  • Rapport de 2016 sur l’état de l’enfance au Nouveau-Brunswick Défenseur des enfants et de la jeunesse du Nouveau-Brunswick
  • Forum provincial en santé mentale du Nouveau-Brunswick
  • ACCESS Esprits ouverts Eskasoni et N.-B. – Endroits sûrs dans la collectivité pour lier les jeunes à des soins financés par les IRSC, Medavie, la CDPNB et la Fondation Graham Boeckh
  • International Youth Mental Health Declaration – Une déclaration internationale sur la santé mentale des jeunes commanditée par l’International Association for Youth Mental Health

Tous ces rapports forment les différentes composantes de la promotion de la santé mentale de l’enfant et de la jeunesse. Mis ensemble, ils offrent un tableau précis de la situation. Le document contextuel nous permet de les mettre dans un seul endroit pour que tous y aient accès.

ACTIONS

Cet appel à l’action mise sur le rapport du Mental Health Summit Network, lequel souligne les façons de renforcer les capacités et l’incidence collective, de choisir des démarches à la transformation d’un système viable, de faire avancer les  constats sur le rendement du capital investi pour la promotion de la santé mentale, de favoriser les pratiques exemplaires et prometteuses sur lesquelles fonder les futurs efforts, et de mettre en œuvre et de maintenir des programmes, des pratiques et des politiques pour la promotion de la santé mentale de l’enfant et de la jeunesse.

La réussite de cet appel à l’action relèvera des divers intervenants du Canada atlantique, des provinces et des territoires, du gouvernement fédéral et des organisations pancanadiennes. Les paragraphes suivants offrent des mesures claires que différents intervenants peuvent prendre pour mettre en œuvre une démarche durable à la promotion de la santé mentale de l’enfant et de la jeunesse.

Politiques

Politiques intersectorielles (p. ex., sur le plan social, de l’éducation, de la santé et de la justice) pour appuyer la santé mentale de l’enfant et dans la vie de tous les jours, à la maison, à l’école et dans la collectivité. Exemples particuliers?

Conseil atlantique des ministres de l’Éducation et de la Formation (CAMEF) à titre d’accent sur la défense des politiques. Exemples particuliers?

Programme

Passage à grande échelle et intégration de programmes réussis (p. ex., apprentissage social et émotionnel) Autres?

Pratiques

Soutien aux pratiques optimales les plus prometteuses qui sont fondées sur les constats (p. ex., BRAVE)

Établir une communauté de pratique pour la promotion de la santé mentale de l’enfant et de la jeunesse.

Connaissances

Acquérir une base de connaissances constituée des résultats de recherche et d’évaluation, et d’autres preuves de démarches réussies en promotion de la santé mentale de l’enfant et de la jeunesse (p. ex., Réseau jeunes en santé partout ou JSP).

Concevoir des méthodes pour conserver, et mettre à jour et en commun l’information de la base de connaissances.

Conclure des ententes interministérielles pour mettre en commun des données et des indicateurs qui illustrent les facteurs contribuant à la santé (ensemble) – exemples d’autorités locales qui s’y prennent différemment pour recueillir des données.

Mesures de réussite – Utiliser des indicateurs pour avoir une incidence collective.

Ressources nécessaires pour mesurer le succès

Créer des études de cas sur l’investissement dans des efforts en amont qui découlent de données.

Élargir les réseaux et miser sur eux 

Trouver des possibilités, par l’entremise d’activités de réseau, de faire avancer un programme commun (p. ex. CAMEF, forum des CCN, cartographie de réseaux)

Auteurs de la version provisoire : Malcolm Shookner, Christopher Canning, Lara di Tomasso, Barbara Broom, Andrea Simpson, Joanne Elliott et Patsy Beattie-Huggan

Le 19 juillet 2017

ANNEXE 1 – CONTEXTE

Le document contextuel: Du constat aux actes : document d’information sur l’IÉA 2017